Interview : comment IMING accompagne les acteurs de la mobilité GNV

Interview : comment IMING accompagne les acteurs de la mobilité GNV
Spécialiste multidisciplinaire en conseil, ingénierie et management de projets, le groupe IMING revient avec Gaz-Mobilite sur ses projets dans le domaine du GNV. Entretien avec Bastien Monteils (Directeur Général chez SPMO), Eric Reinmuth (Directeur Technique et Opérationnel chez INGEOLE) et Guillaume Baudrin (Consultant Expert Nouvelles Mobilités pour le compte du Groupe IMING).

Présentez-nous le groupe Iming en quelques mots


Bastien Monteils : Le groupe Iming, c’est la réunification de deux entités très complémentaires. Un bureau d’étude - SPMO - qui vient du monde des infrastructures et INGEOLE qui est un pur player de la station-service et qui bénéficie d’une large expertise sur les carburants liquides conventionnels mais aussi sur tous les nouveaux carburants : GNC, GNL et électrique pour la charge lente et rapide.

Éric Reinmuth : INGEOLE a démarré des projets sur du pur pétrolier en 2008-2009 avec le renouvellement des concessions d’autoroutes. Nous avons démarré avec Shell. Depuis, nous avons pris le virage des nouvelles mobilités, notamment GNV, en participant en 2015 aux premières installations d’Air Liquide. De 2016 à 2020, nous avons réalisé une douzaine de stations avec eux.  SPMO connait bien le secteur public et se positionne plutôt sur les AMO alors que INGEOLE est vraiment un maitre d’œuvre spécialisé pour le suivi de la constitution et de l’exécution des travaux.

Comment est structuré le groupe Iming ?
 
Bastien Monteils : Nous sommes présents en régions parisienne et lyonnaise, nos deux bastions historiques. On a aussi des antennes à Marseille et Bordeaux ainsi qu’une à Nantes qui vient d’ouvrir. Cela nous permet de mieux suivre la partie exécution.
 
Quel est le bilan de l’année 2020 ? La Covid-19 a-t-elle impacté vos activités ? Il y a-t-il eu plus de projets GNV ?

Bastien Monteils : L’année 2020 est mitigée. On a essayé de garder les effectifs en place, de continuer à investir dans le développement et l’expertise dans ces nouveaux métiers. On a vu une prise de conscience et l’émergence de nombreux projets autour de ces nouvelles mobilités. En GNC, nous avons réalisé plus de projets en 2020 que les années précédentes. En quelques sortes, notre activité croit avec la filière.
 
Eric Reinmuth : La transition est déjà entamée depuis quelques années avec le GNV. L’année 2020 et la Covid ont encore accéléré les choses. Depuis quelques mois, le changement est assez marqué et on commence à voir des projets migrer des carburants fossiles vers ces nouveaux usages. 

Comment se positionne le GNV dans les projets de vos clients ?
 
Guillaume Baudrin : Le GNV va être confronté à une forme de concurrence avec les nouvelles énergies. Avec l’électrique mais aussi l’hydrogène qui bénéficie de nombreuses subventions et incitations politiques. Dans cet écosystème, le gaz naturel a vraiment toute sa place. C’est une technologie qui est mature avec beaucoup d’acteurs de qualité. En quelques années, on a vu la filière se structurer. S’il y eu un ralentissement des projets dans le secteur privé avec la crise, la partie publique reste soutenue. C’est notamment le cas sur les bus où la réglementation impose aux collectivités des renouvellements en bus propres. C’est une forte impulsion à laquelle on répond et sur laquelle le GNV apporte pas mal de points forts : une bonne autonomie mais aussi des CAPEX aujourd’hui mieux maitrisés que sur l’électrique et l’hydrogène. Cela reste aussi une technologie assez simple avec de bons retours d’expérience sur la fiabilité. L’aspect écosystème est aussi important avec la méthanisation territoriale qui se développe de plus en plus. L’offre véhicules est aussi bien structurée. C’est un point important pour les exploitants !
 
Quelles sont les perspectives pour 2021 ?

Bastien Monteils : On continue à s’étoffer avec l’intégration de nouveaux collaborateurs pour pouvoir assurer une bonne couverture nationale sur ces nouveaux sujets de mobilité. Le groupe compte aujourd’hui un peu plus de 65 personnes auxquelles s’ajoutent quelques consultants. On cherche aussi à s’orienter vers des métiers que l’on sous-traite actuellement. C’est notamment le cas sur la partie structure où nous pourrions mener nous-même certaines études.
Sur le volet stations, on sent que la tendance s’oriente vers le multiénergie. Les clients que l’on a accompagnés dernièrement, pour la plupart des collectivités, sont souvent dans une réflexion par tranche. Ils étudient une station biogaz qui va demain évoluer vers d’autres compléments (IRVE hydrogène). D’autres s’engagent directement sur le volet multiénergie.
 

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