Le bioGNV en France : renouvelable et en plein essor

Le bioGNV en France : renouvelable et en plein essor
Le panorama du bioGNV 2021 vient d’être présenté par l’Association Française du Gaz Naturel Véhicules (AFGNV) avec le soutien de GRDF. L’année dernière encore, le biométhane carburant a connu une croissance inégalée et le record du nombre d’ouvertures de stations en France a été battu.

Un parc multiplié par trois en 3 ans

L’AFGNV est fière d’annoncer que les immatriculations de véhicules GNV/bioGNV ont connu une hausse de 30 % en 2021. « 2021 a été marquée par un contexte énergétique très bouleversé qui prévaut encore aujourd’hui », a déclaré sa Présidente Anna Whitehouse. « Le biométhane est une filière fiable et robuste, pierre angulaire de la décarbonation de la mobilité lourde ».
 
La filière la plus impactée par cette croissance est celle des bus, avec 49,3 % des bus immatriculés l’année dernière fonctionnant au GNV ou au bioGNV.

95 stations d’avitaillement ont été ouvertes en 2021, soit une progression de 40 % par rapport à l’année précédente, qui était déjà bien meilleure que 2019. On compte aujourd’hui 255 points d’avitaillement en France et l’AFGNV prévoit d’atteindre les 350 l’année prochaine.

La biométhane, une filière efficace et abordable


Parmi les ventes totales de BioGNV/GNV, la part du bioGNV a été de 19,5 % en 2021 contre 16,7 % en 2019.

Jean-Jacques Raidelet, délégué aux Marchés Grand Public chez GRDF et membre du Conseil d’Administration de l’AFGNV, décrypte : « Le GNV/bioGNV est très efficace pour décarboner la mobilité lourde, où les alternatives au diesel ne sont pas nombreuses. Les raisons de son succès sont ses qualités environnementales, bien sûr (- 80 % d’émissions de CO2 avec le bioGNV), mais aussi ses apports en termes de qualité de vie. Grâce à ces faibles niveaux d’émissions, les véhicules font deux fois moins de bruit et bénéficient de la vignette Crit’Air 1, qui est un énorme atout pour les transporteurs. Enfin, l’offre de véhicules est complète, avec de plus en plus de constructeurs investis dans le GNV. Les poids lourds ont une autonomie similaire au diesel et connaissent un surcoût d’achat modéré. »

En effet, les études en analyse du cycle de vie ont prouvé que les véhicules roulant au bioGNV avaient un bilan carbone équivalent à ceux roulant à l’électricité française. Mais leur autonomie étant bien meilleure, ils sont incontestablement un meilleur choix pour une utilisation longue distance en transport lourd.
 
 

Comment lutter contre la hausse des prix du gaz ?

Certains chargeurs et transporteurs ont cependant fait le choix d’un mix énergétique qui s’avère pratique en ces temps où le prix du gaz est un véritable frein. C’est le cas du groupe Viapost, transporteur du groupe La Poste, qui ambitionne 50 % d’énergies à bas carbone d'ici à 2030 et zéro émission d'ici à 2040. Si la flotte de poids lourds mise principalement sur le biogaz pour se décarboner, le groupe s’est aussi tourné vers les biocarburants pour les longues distances. Un choix qui ne devrait être que transitoire, d’après Christophe Baboin, Directeur Général de Viapost Transport Management, qui a appelé les membres de l’AFGNV à réfléchir à des solutions viables sur la problématique des tarifs qui ont flambé depuis l’automne dernier.


 
« Comment décorréler le prix du biométhane de celui des gaz fossiles ? Comment changer la fiscalité pour qu’elle intègre le biogaz dans la fiscalité verte ? » Anna Whitehouse assure que l’Association planche sur le sujet avec un cabinet de conseil qui devrait rendre ses propositions de soutien à la filière mi-juillet.
 
D’autres acteurs de la mobilité ont opté pour la stratégie d’achat à long-terme, comme le syndicat Territoire d’Énergie Lot-et-Garonne, qui a désindexé une partie de son biométhane des prix du gaz en l’achetant à prix fixe. Il propose alors à ses partenaires des tarifs garantis pendant 3 ans, leur offrant une visibilité totale sur leur budget.


 

Objectif 100 % bio

L’année dernière, l’AFGNV présentait son premier panorama du bioGNV en France, qui montrait les avantages certains et l’engouement de ce carburant écologique. Cette année, même s’il est toujours question de montrer les progrès de la filière, il s’agit aussi d’appeler les collectivités, les transporteurs, les acteurs de la mobilité et les pouvoirs publics à se mobiliser davantage pour poursuivre leurs efforts.
 
Anna Whitehouse rassure : « L’électricité et l’hydrogène ne peuvent pas décarboner à eux seuls la mobilité lourde. La filière bioGNV fera partie de la réponse. Nous travaillons pour proposer des solutions, afin d’atteindre notre objectif de mettre en service 120 000 véhicules bioGNV en 2033, soit 20 % de la flotte totale. »
 
Pour ce qui est des matières premières, la France n’en manquera pas : les volumes nécessaires sont estimés entre 300 et 350 TWh annuels, alors que le potentiel de production de gaz vert en France a été calculé à 420 TWh. « La vraie question est d’équilibrer les flux pour assurer la compétitivité et l’essor de la filière », conclut la Présidente de l’AFGNV.

Aller plus loin :   
 
Sources des images : Panorama bioGNV 2021 - AFGNV

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